LES PHYSICIENS 

Friedrich Dürrenmatt  

création 2012

Einstein

Vous avez dérangé mes plans, Kilton.Vous, je vous croyais réellement fou.

 

Newton

Consolez-vous : j'ai fait la même erreur.

 

Unité de lieu, de temps et d’action. Dürrenmatt l’a voulu ainsi : « Une pièce qui se joue chez des fous ne s’accommode que de la forme classique. » : Bienvenue à la clinique psychiatrique « Les Cerisiers ». Trois patients y sont enfermés. Ils sont tous les trois physiciens. L’un se prend pour Newton, l’autre se prend pour Einstein, le troisième s’appelle Möbius et prétend avoir des visions du roi Salomon. Hasard ou coïncidence ? En l’espace de trois mois, Newton et Einstein ont tué les infirmières chargées de veiller sur eux. L’inspecteur Richard Voss mène l’enquête… Qui est vraiment fou dans cette histoire ? Et si dans le salon de la villa se jouait (rien que ça !) le sort de l’Humanité ?

 

Möbius est en réalité un physicien génial qui a découvert une formule pouvant éradiquer l'humanité. Ces deux comparses sont des physiciens-espions au service de deux grandes puissances qui veulent s'accaparer cette théorie révolutionnaire. Dürrenmatt écrit « Les physiciens » en 1961 en pleine guerre froide avec la bombe atomique en toile de fond. Oscillant entre le tragique et le burlesque, le polar et le sitcom, la discussion philosophique et la série B, « Les physiciens » est une réflexion sur la responsabilité morale du savant  et les dangers du progrès scientifique.

Mise en scène : Thomas Poulard | Jeu : Adeline Benamara, Bruno Paviot, Christian Scelles, Rémy Rauzier | Scénographie : Benjamin Lebreton | Lumières : Bruno Marsol | Son : Régis Sagot | Réalisation vidéo : Stéphan Castang | Administration de production : Aurélie Maurier (Le bureau éphémère). Traduction : Jean-Pierre Perret. ©L'Arche éditeur.

Production : Compagnie du Bonhomme. Coproduction : Théâtre de Vienne. Avec le soutien du CCSTI La Rotonde, Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint Etienne et la délégation régionale Rhône-Alpes à la recherche. Avec le soutien de la DRAC Rhône-Alpes (aide à la production dramatique) et de la région Rhône-Alpes.

 

Remerciements à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Remerciements au Théâtre du Point du Jour de Lyon et au TNP de Villeurbanne. Avec la complicité des Subsistances, 2010/11. 

Dans le gâchis de notre siècle, il n'y a plus de coupables, donc de responsables. Personne n'y peut rien et personne ne l'a voulu. La roue tourne toute seule. »  F.D

Dossier du spectacle

Représentations passées:

CCSTI La Rotonde - Ecole des Mines de Saint-Etienne

Théâtre de Givors

Théâtre de l'Elysée-Lyon

Amphithéâtre de Pont-de-Claix

 Dôme Théâtre-Albertville

Château Rouge-Annemasse

Théâtre de Vienne  

LA PRESSE

 (...) Nous sommes confrontés à trois personnages délirants. Dans un asile cossu, ils regardent la télévision où passent les images d’un film des années quarante expliquant que faire en cas d’explosion nucléaire. (...) Puis la pièce prend la forme d’une enquête policière, qui patine drôlement. Avant de prendre une tournure de roman d’espionnage. Puis de devenir une conversation philosophico-historique sur les enjeux du progrès scientifique. Des changements de registres qui s’effectuent sur le mode de l’humour et de la parodie (...). Thomas Poulard multiplie les clins d’œil et les détails comiques qui mettent en valeur une équipe de comédiens irrésistibles. Nicolas Blondeau - Le Progrès

"CLUEDO GÉNIAL". (...) La pièce est drôle, brillante, stimulante. (...) La mise en scène est du même accabit. Tout le spectacle est tenu, tendu, vif, intelligent Ça marche évidemment. Trina Mounier - Les Trois coups